Les numéros

Peut-être Revue poétique & philosophique

Numéro
8 — Archives
ISSN
2105-7516
Pages
252
Parution
2017
Prix
25 €

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Éditorial

Nous plaçons ce huitième numéro de Peut-être sous le signe du « Buisson ardent », que Claude Vigée écrivit à Jérusalem en 1970, texte liminaire au Soleil sous la mer (1972). Pour un peu, tentés par l’éclat excessif mais mortel de l’arbre angélique, nous aurions consumé, – avec tout ce Bischwiller engourdi, sombrant de nouveau dans la nuit d’hiver, – le monde des apparences familières, au sein duquel seulement pouvait surgir, et briller un temps, la lumière invisible du cœur. Ceux qui n’ont su garder vivante la lumière souterraine enfermée dans la coquille étroite du monde révélé, ne sont-ils pas désireux d’y mettre le feu et de l’anéantir d’un coup, comme les enfants jouant à minuit avec les chandelles mourantes du sapin de Noël, au fond de la bicoque ancienne faite de pans de bois et de torchis ? Dans un accès de diablerie, – malice espiègle, révolte, ou désespoir –, ils espèrent faire jaillir de la destruction du monde reçu l’étincelle de la grâce, qui de nouveau se dérobe à leurs mains vides, à leurs yeux envahis de ténèbre.

Anne Mounic p. 3-4

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Sommaire

À ceux que mon cœur aime

Dossier Le noyau pulsant du devenir : Le démonique ou la vie justifiée

Mon heure sur la terre

L’oreille ouverte

Le lac de la rosée

Dompter le temps