Les numéros

Peut-être Revue poétique & philosophique

Numéro
4 — Archives
ISSN
2105-7516
Pages
300
Parution
2013
Prix
25 €

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Éditorial

Le pastel de couverture, dû à Judith Rothchild, qui est aussi graveur et pratique à ce titre la manière noire, appelle à placer en exergue de l’éditorial du quatrième numéro de Peut-être ces vers d’Aragon, publiés en 1956 dans Le roman inachevé. Dans Mélancolie solaire, Claude Vigée cite Aragon parmi les poètes les plus marquants des années de guerre avec Pierre Emmanuel, Robert Desnos, Jean Cassou et René Char. Il racontait même, lors d’une présentation de son œuvre et lecture de ses poèmes, à Lyon, qu’il avait aperçu dans cette ville, en cette période troublée, Louis Aragon fuyant par une arrière-cour les sollicitudes des forces de police. C’était chez René Tavernier, le père du cinéaste. et lui-même poète. Il rencontra par ailleurs Aragon chez Pierre Seghers, leur éditeur commun, à Villeneuve-lès-Avignon, en compagnie d’Elsa Triolet, invité à déjeuner, autour d’un plat de flageolets, denrée rare à l’époque, comme on l’imagine. Pierre Seghers était installé dans une tour du quatorzième siècle, dans la montée du Fort Saint-André. Là se cachait le poète d’origine mauricienne Loys Masson.

Anne Mounic p. 3-7

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Sommaire

À ceux que mon cœur aime

Mon heure sur la terre

L’oreille ouverte

Dossier Liberté

Le lac de la rosée

Dompter le temps